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Abysmal, Chroniques d'un vampire

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MessageSujet: Abysmal, Chroniques d'un vampire Sam 2 Oct - 21:00


Abysmal
Chroniques d'un vampire

Une impression de déjà vu pas vous? What a Face
Les chapitres viendront si les critiques sont positives
[ Fiction sous copyright merci ]


Prologue




Une douleur...Une sensation atroce qui vous ronge petit à petit.

Avez-vous déjà ressentit une douleur si intense que vous accueilleriez la mort à bras ouvert? La sensation horrible que tout vos os implosent en mille morceaux dans votre corps. Un mal vous rongeant jusqu'à la moelle et que vous n'arrivez pas à maitriser, car cette douleur s'amplifie à chaque secondes, chaque minutes.

Hélas dans mon cas cette douleur physique aussi abominable soit-elle, me retirant lentement les restes de mon humanité, n'était rien comparé à la blessure que m'avait procuré la perte de l'être le plus cher. Tout mon monde s'était effondré.
J'étais toujours en vie, suppliant la mort d'en finir avec la torture physique qui venait s'ajouter à cette blessure, mais je savais que c'était impossible. En cet instant même, je mourais. J'étais en train de devenir un monstre. Un monstre immortel et dépourvu d'âme et tout ça dans un seul et unique but; la vengeance.

C'est dans un dernier souffle douloureux que mon cœur cessa de battre à tout jamais...

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Jamie H.


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MessageSujet: Re: Abysmal, Chroniques d'un vampire Dim 3 Oct - 23:17

Moi je veut la suite !!
sa donne trop envie tu écris si bien
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MessageSujet: Re: Abysmal, Chroniques d'un vampire Mer 6 Oct - 21:46

Merci =D
Donc voila, premier chapitre! [a consomer avec modération il n'y en a que 5 pour l'instant! Oui la documentation et le temps se fait rare]
Vous allez comprendre pourquoi je dis "déjà vu" What a Face
[ et inutile d'aller voire les présentation nana c'est pas la même chose >.< Bande de curieux xD ]


Chapitre premier
Cauchemar



Il faisait nuit noire, l'obscurité régnait et me cernait de partout, j'avais peine à voir les pauvres murs en bois autour de moi. Par contre, je vis parfaitement bien cette silhouette blanche, un ange peut-être?Non, un ange n'a pas cet air inquiétant. C'était une jeune femme vêtu d'une robe blanche, mais pas aussi blême que sa peaux qui luisait faiblement à la clarté de la lune. Elle avança d'une démarche gracieuse, irréelle. Au fur et à mesure qu'elle se rapprochait de moi, je pouvais voir d'autres détails. Se qui me frappa en premier, ce furent ses yeux. Deux rubis de sang, brillant dans l'obscurité, un frisson parcourra mon échine, bien étrangement, je ne ressentait pas de peur, au contraire, l'envie de haine, de voir le chaos tout autour de moi.
La jeune femme me paraissait belle, trop même pour être une simple fille ordinaire, une simple humaine. Puis un humain ne possède pas de peaux de porcelaine, ni de pupilles sanglantes. Elle pencha légèrement sa tête sur le côté, et sourit dans un rictus de compréhension, j'arrivais à lire la pitié sur son visage. C'est à ce moment, que je remarquais deux crocs saillant qui dépassaient de ses lèvres, deux crocs aussi blancs et luisant que sa peaux de marbre blanc.
Une démone, c'était le seul terme pour la qualifiée, moi j'étais tombé dans son piège comme un idiot, aveuglé par se qui semblais être un désir de vengeance. J'étais profondément blessé, pourquoi? Je l'ignorait, je fis un pas en avant, regardant mon pied se soulever dans les immondices, puis me stoppa net en voyant mon reflet dans une flaque d'eau. Mon visage, plus mature, était tordu, rongé par la haine, j'étais effrayant, un vrai fou.
La démone s'avança, passant ses doigts de glaces sur mon cou, se qui me fit à nouveaux frissonner. Elle se pencha dessus tout en entre-ouvrant ses lèvres pulpeuses...


Je me réveillais en sursaut, inhalant une bouffée de l'air gelé, se qui me fit frissonné vu que j'étais bouillant, trempé par la sueur. Je sortis de ma couchette peut confortable, incapable de me rendormir et allai directement à la fenêtre qui ne nous protégeais pas bien du froid. Je l'ouvris et m'assis sur le rebord, laissant ma tête s'appuyer contre le bord du mur. Ce cauchemar me tourmentait, revoyant cette démone aux yeux de sang et à la beauté incomparable, mais surtout mon visage tordu par la folie. J'avais l'impression étrange que se songe allait se réaliser, se qui me fit grimacer tout en frissonnant de plus belle. Je soupirai, puis décidai de regagner ma couchette de paille lentement. Après tout je ne voulais pas me faire brûler vif pour sorcellerie tout ça parce que je prenais un bol d'air frais au beaux milieu de la nuit. Je me recouvrit d'une couverture en toile de jute, certes peut confortable, mais à choisir entre ça et mourir de froid... Je gardais les yeux grand ouvert un long moment, refusant de replonger dans mon sommeil, mais la fatigue l'emporta...

A présent quelque chose était différent en moi, la belle démone n'était plus là, non, elle avait disparue. J'étais seul dans se coupe-gorge, au milieu d'une marre de sang. Cette fois j'étais pris d'une folie meurtrière, partant dans les rues et tuant tout ce qui bougeait d'une facilité irréelle. J'étais doté d'une force que j'avais l'impression d'avoir attendu trop longtemps. J'étais enivré par l'odeur du sang de mes victimes, ce qui aurait du me dégouter justement. Puis je croisais à nouveau mon reflets dans les eaux usées et autres immondices qui occupaient la rue, je ressemblais à cette démone, incroyablement beaux, peaux pâle, propre, enfin c'est l'impression que j'en avais, sans oublier les mêmes rubis à la place des yeux.

Cette fois, c'en était fini de mon sommeil, d'ailleurs c'était l'aube. Encore sous le choc et manquant de m'évanouir en sortant de ma couchette et à nouveaux trempé de sueur, je trainais les pieds jusqu'à la petite bassine d'eau sur la commode en bois surplombée d'un miroir qui avait déjà bien vécu. J'enfouis mes mains dans l'eau trouble en les passant ensuite sur mon visage histoire de me rafraichir légèrement, laissant les goutes d'eux se confondre avec la sueur. J'attrapai ensuite ma vieille chemise de lin, la seule que je possédais et l'enfila tout en jetant un coup d'œil au miroir qui renvoyait mon reflet. J'avais des cernes énormes, comme si on m'avais donné deux gros coups de poing au dessus du nez, celui-ci étant parfaitement droit et aligné. Continuant mon inventaire de moi même, je croisais mon regard saphir, se qui laissa échapper un soupire de soulagement de la part de ma bouche.Celle-ci en accord avec le reste étant située au dessus d'un menton plutôt allongé, arborant deux longues fines lèvres qui se finissaient aux commissures par deux fossettes. Je passais ensuite à mes cheveux d'un noir de jais, recouvert de poussière et entremêlés malgré qu'ils étaient lisse et plutôt court, limite mi-long. Ramenant mes deux mains sur le haut de mon crâne, je me mis a secouer ma tignasse histoire de faire tomber le surplus de crasses. Je contemplais ensuite le résultat en boutonnant ma chemise bientôt trop petite pour mon corps qui finissait sa croissance tant bien que mal. En fait, j'avais du mal à me l'avouer, mais j'étais beaux, très même, c'était effrayant. Pourtant je n'avais jamais été prétentieux, loin de là. Et puis qui voudrait d'un beaux jeune homme qui vivait seul avec son père, croulant sous les dettes et dont personnes ne veux pour marier sa fille? Voila peut-être se que voulais dire mon rêve, que j'étais bon pour finir seul...
Je pris la bassine dont l'eau était devenue trop salle et me dirigea vers la fenêtre pour la jeter dehors dans la rue, évitant de justesse la fille du boulanger, Béryl Dainty. La jeune fille, leva la tête vers moi et m'adressa un sourire, dévoilant des dents brunies par la crasse et rejetant ses long cheveux roux le long de ses épaules.
Béryl était une jeune fille surexcitée en permanence, aux yeux émeraude pétillant d'intelligence et de malice. En l'apercevant, je lui sourit à mon tour, me sentant terriblement gêné de l'avoir presque arroser d'eau salle. Je refermai la fenêtre, descendant au rez-de-chaussée ou mon père travaillait déjà. Je le salua brièvement, lui expliquant que j'avais quelque chose d'important à faire. Celui-ci, déjà dans les pots d'argiles, couvert de terres de la tête aux pieds, donnant un teint rougeâtre à sa barbe courte et grisonnante, acquiesça sans broncher. En fait, ce que je faisait l'importait peut.
Depuis la mort de ma mère, il s'est renfermé sur lui-même, nous enfonçant un peut plus dans la pauvreté. Ma mère était une femme très ouverte et serviable, je lui ressemblais beaucoup; la même chevelure noir d'encre, une peaux plutôt palote et deux fossettes au coin des lèvres. Bien que le mariage de mes parents fut arrangé, mon père aimait ma mère de manière inconditionnelle, deux âmes sœurs tombés ensemble sous le coup du hasard. Comme quoi Dieu peut-être avec certains hommes. Elle était morte un matin d'aout, sept ans au paravent. Je n'étais alors qu'un gamin innocent qui ignorait presque tout de la vie. Mon père ne s'est jamais résigné à quitter la demeure familiale, ne voyant plus grand monde. Il travaillait histoire de gagner de quoi manger et s'il se laissait vivre c'est tout simplement parce qu'il voulait que j'aie une vie convenable, sinon il y a bien longtemps qu'il aurait rejoint ma mère dans cet endroit magique que l'on nome paradis.
Je sortit donc, me couvrant d'une longue cape grise pour ne pas succomber au froid printanier et rejoignit Béryl dans la rue. La jeune fille, me sourit, m'admirant de son regard émeraude pétillant. Je lui tendit ma main, lui rendant un léger sourire en coin, elle posa la sienne dans ma paume et la baisa délicatement. Je me relevai encore légèrement honteux par l'acte que je venait de commettre.

- Toutes mes excuses mademoiselle Dainty, je n'avais point fait attention. Dis-je d'une voix calme

J'usais d'une politesse presque exagérée, une sorte de jeux entre nous. La jeune fille élargit son sourire et comme chaque jeune fille, elle pris se baiser sur la main comme un acte amoureux. Elle devait avoir un an,voir deux en moins que moi, de joli traits d'enfant ornait encore son visage de jeune femme en pleine croissance.

- Ne vous en faites pas Mr Abysmal, je vous pardonne.
- Puis-je vous offrir ma compagnie pour me faire pardonner? Ou allez-vous?

Ses joues rivèrent au pourpre et elle les cacha en ramenant ses boucles rousses. Elle avait toujours détesté attacher ses cheveux, toute dame censé les portait en chignon ou en tresse, mais elle pas, ce qui lui donnait un air encore plus dynamique.

- Mais...avec plaisir voyons! Je suis charger de ramener du bois, venez et si vous voulez, vous pourrez me donner un coup de main!

J'acquiesçai sans un mot, me contentant de sourire. Je pris son panier d'osier et nous marchâmes dans les rues sinueuses de la ville, évitant les coupes-gorges afin d'écarter tout danger. Nous arrivâmes devant les portes de la ville sans trop tarder. Les gardes nous laissâmes sortir sans problème et entrâmes dans le bois qui entourait le bourg.
Béryl et moi nous connaissions depuis des années, je pouvais même la qualifier d'amie, presque une sœur. Elle avait toujours eu une sorte d'admiration pour moi, refusant quiconque ses parents lui présentait pour se marier, mais voila nous ne pouvons pas choisir pour se genre de chose. c'est pourquoi elle était désormais promise à un autre jeune homme qu'elle n'avait encore jamais vu. D'après ce qu'elle savait, il vivait au châteaux en tant que domestique. en se qui me concerne, mon père me laissait le libre choix et je devait bien l'admettre, je ne me voyait pas passer le restant de ma vie avec celle que je considérait comme ma sœur.
Nous commençâmes à ramasser du petit bois, des brindilles tout en discutant de tout et de rien, nous nous étions confié tout nos secrets et je me sentait obliger de lui parler de ce songe étrange. Je la regardait in instant, attendant qu'elle se redresse et dépose sa prise dans son panier avant de me lancer. Peut-être allait-elle me prendre pour un fou à lier, serviteur du diable.

- Béryl, tu crois que les songes ont un rapport avec la réalité? Dis-je d'une voix presque chevrotante.
- Je l'ignore, certain disent que ses sont des messages divin, d'autres que se sont des tentations du démon...Pourquoi cette question?
- J'ai fait un rêve étrange. Je voulais juste savoir s'il avait quelque chose à voir avec la réalité.

Elle parut hésité, c'est vrai que beaucoup de gens considéraient les rêves comme des messages du diable, des tentations. Il était clair que mon cauchemar n'avait aucun rapport avec Dieu, que du contraire. La jeune fille parut perdue dans ses pensée, calme. Un caractère qui ne lui ressemblait pas vraiment.

- Était-il agréable? Demanda t-elle au bout d'un moment
- Plait-il?
- Ton rêve.
- Si je te le disait, je serai bon pour le bûcher...
- Randall, tu sais que tu peux me faire confiance. Puis je doute qu'un homme aussi aimable que toi soit un vrai démon.

Je déglutit, me rappelant ma propre image vue dans ce rêve. Je réfléchit un instant, il était inutile que je lui donne tout les détails de toute manière.

- Et bien...c'était une nuit sombre et étrange, je me trouvait dans un coupe-gorge, seul. Puis j'ai vu une jeune femme arriver, elle était belle, d'une beauté surprenante, d'un esprit inimaginable, mais elle dégageait une aura...maléfique.

Je m'arrêtai un instant, histoire de voir si mon interlocutrice écoutait toujours et surtout que je ne l'avais pas trop choqué, mais celle-ci parut calme et parut trouvé cela normal. Je décidai donc d'aller plus loin.

- Elle avait des yeux de couleur rubis, des pupilles sanglantes et une peaux de marbre blanc, elle avait aussi deux crocs saillants à la place de ses canines. Elle s'est approché de moi puis je me suis réveillé...C'était vraiment étrange, ça m'a paru si réel! Tu pense que se serais un message de Satan?

Je déglutit, évidement j'en avait dis trop! Ça y était, ce coup-ci j'étais bon pour le bûcher. Je me voyait déjà brûler vif, mon âme détruite par les flammes. Béryl parut pensive, choqué peut-être? Elle était devenue encore plus blême que d'habitude. Elle ouvrit la bouche, puis la referma, méditant un instant.

- Je l'ignore, mais je sais que le malheur a beaucoup frappé ta famille et ce depuis des générations. Tu va me trouver stupide, mais et si c'était une malédiction? Tu devrait aller te confesser, demander un exorcisme ou quelque chose qui y ressemble. Randall, je n'ai pas envie qu'il t'arrive du mal.

Elle arborait un visage triste, presque torturé. Au moins elle ne me prenait pas pour un fou, c'était déjà bien. Je restai silencieux, ramassant d'autres brindilles tout en méditant sur la question. Elle avait peut-être raison, je devrait aller voir un prêtre, car les faits étaient bien là; comme elle l'a dit, le malheur a frappé ma famille depuis des générations et sous toutes les formes; maladie, folie, mort, pauvreté,... C'est d'ailleurs de là que nous vient notre nom; Abysmal qui signifie "Abominable", "Épouvantable". Tel était notre destin.
Les heures passaient, discutant de tout et de rien. Heureusement Mr Dainty n'avait rien contre notre relation, justement il préférait savoir sa fille en ma compagnie qu'autre part. Il commençait à se faire tard, l'après-midi touchait à sa fin et nous étions toujours dans le bois. Il était claire que Béryl allait avoir quelques problèmes par ma faute. Si je n'étais pas venu avec elle, elle ne serais pas restée la journée dans la forêt. Heureusement, elle avait prévu du pain pour manger, à croire qu'elle avait prévu son coup. Elle aimait se perdre en forêt, quitter la ville et son ambiance salle et pauvre en cette période de crise pour la douce odeurs des pins des bois mystérieux. Nous rentrâmes en villes ensemble et nous séparâmes devant la boulangerie familiale à contre cœur. Quand j'étais avec elle, j'en oubliait mes problèmes, profitant de sa bonne humeur et de son dynamisme. Je me retrouvais donc seul dans ce bourg maintenant inquiétant à cause de l'obscurité qui avait envahit le ciel. Accélérant le pas je me pressait de traverser la ville pour ne pas inquiété mon père plus longtemps et puis cela devenait dangereux à cette heure. Je passai devant l'entrée d'un coupe-gorge, à l'opposée de la rue quand j'entendis une voix rauque appeler "Mon garçon". Je me retournais et constatai qu'il s'agissait d'une vieille femme vivant dans la rue. Je m'approchai d'elle, le pas hésitant. Elle avait l'air inquiétante, la peaux fripée de partout, de long ongles noirs de crasse appartenant à ses mains tendue en ma direction. Elle arborait un sourire sans dents, les lèvres gercées de toutes parts et les cheveux hirsute et d'un gris clair. Elle me fit tressaillir.

-Mon garçon, n'auriez-vous pas quelque chose à manger? Murmura-t-elle d'une voix faiblarde.

Je ne pouvais quand même pas la laisser mourir de faim, moi qui était presque comme elle; à la rue. Je déroulai un carré de tissus qui enveloppait le reste d'un morceaux de pain que Béryl m'avait donné. Je le lui présenta en m'approchant un peut plus de cette femme à l'allure inquiétante. Celle-ci aborda soudain un regard horrifié en me voyant, ses pupilles presque devenues blanche, comme si elle s'étaient figée pour voyager dans le temps. Instinctivement, j'eus un mouvement de recul. La vieille revint à elle et me toisa avec un sourire démoniaque. Je déglutit et me dépêcha de déposer le morceaux de pain à ses pieds. Celle-ci me retint le bras et je ne pu qu'affronter son regard.

- Faites attention à vos choix. Vos ancêtres ont payés pour les actes que vous allez commettre, pour se que vous allez devenir...

Je retint un hurlement, cette femme était folle! Je me dégageais de sa poigne et puis partit en courant. Bons sang que m'arrivait-il?! Je devenait fou! Tout d'abord se rêve étrange et ensuite une prédiction d'une vieille folle! C'est le visage remplis de sueur que j'entrai dans la poterie familiale, fermant le verrou d'une main tremblante derrière moi. Mon père encore dans l'atelier me toisa en fronçant les sourcils et évidemment, je ne su quoi lui dire.

- Randall, que t'arrive-t-il bon sang?! Tu m'as fait une de ses peur!

Me voila dans de beaux draps! Qu'allais-je répondre pour ma défense? Qu'une vieille folle venait de me dire que j'étais la cause de tout nos soucis?! Autant m'attacher directement au bûcher et déjà allumer le feu!

- Je...j'ai voulu me dépêcher histoire de ne pas vous inquiéter...Mentis-je, il vaut mieux que je monte, je n me sent pas très bien...

Mon père acquiesça, puis replongea dans son pot en terre. Je montais l'escalier lourdement, encore sous le choc. Je me laissait tomber dans ma paillasse l'esprit complètement vide. Au moment ou j'allais souffler sur la flamme de la chandelle, je remarquais un morceaux de papier blanc sur la table. Je me relevais lourdement histoire de voir ce dont il s'agissait.
Ma mère m'ayant appris à lire avant juste de mourir, il y a sept ans de cela. Évidemment ma connaissance était médiocre et basique, ne sachant que lire et étant impossible que j'écrive le moindre mot, mais j'étais désormais le seul dans cette demeure à pouvoir déchiffrer ce parchemin.
La lettre était toujours fermé par un cachet en cire rouge vif sur lequel était imprimer l'insigne du seigneur. Je déglutit et ouvra la lettre en tremblant légèrement, priant pour qu'il s'agisse d'une bonne nouvelle.


Sir Abysmal,
En ce 3 juin 1325,
Suite à vos retard de payement pour la demeure que vous occupez,
nous nous voyons dans l'obligation de vous convoquer au châteaux demain à l'aube.
Merci de votre compréhension,
mes salutations,

Anselme L. Mope



Peine perdue, je manquais de perdre connaissance en constatant que le seigneur en personne nous avais convoqué. Je relâchais le papier, le laissant tomber sur le sol. Je pensait que le cauchemar était terminé, mais bien au contraire, il ne faisait que commencer...


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MessageSujet: Re: Abysmal, Chroniques d'un vampire Sam 9 Oct - 16:00

*___________________________________________________*
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MessageSujet: Re: Abysmal, Chroniques d'un vampire Sam 9 Oct - 21:50

Merci [même s'il y a pas bcp à dire sur ce commentaire xDD ]

Chapitre 2??
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MessageSujet: Re: Abysmal, Chroniques d'un vampire Mer 13 Oct - 19:44

mdr désoler
je voulait dire que c'était super bien !!! x)
bref viiiiiiiiiiiiiiii
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MessageSujet: Re: Abysmal, Chroniques d'un vampire Mer 13 Oct - 20:40

xDD Okay Okay' le temps de le mettre sur mon CSS et il est mis! :)
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MessageSujet: Re: Abysmal, Chroniques d'un vampire Mer 13 Oct - 20:46


Chapitre second
Ange


L'aube se levait enfin, juste avant la venue du soleil et de sa lumière vitale en cette époque de l'année. Les cultures étaient à sec pour la énième année consécutive et toute la ville n'avait plus rien à manger mis à part ce que les brigands revendaient à prix d'or. C'est pourquoi la lumière du jour était tant attendue des plus démunis, surtout avec le froid anormal qui régnait en se mois de juin.
Lentement, j'ouvris les yeux avec difficulté tout en écoutant vaguement les oiseaux chanter. Je tournais sur le côté essayant de ne pas faire de bruit, afin de voir si mon père dormait encore. Celui-ci semblait dans son sommeil le plus profond, paisible. Je me levais tant bien que mal, évitant les lattes grinçantes du plancher que je connaissait par cœur et quittai la pièce en emportant de quoi me vêtir. Il serait stupide de ma part de m'habiller et de faire du bruit dans la pièce commune pour réveiller mon géniteur. Sur la pointe des pieds, je descendit les escaliers tout en boutonnant ma chemise. Une fois ma longue cape grise sur les épaules, j'ouvris la porte et me plongeais dans l'obscurité matinale du bourg.
Dans la rue, certains travaillaient déjà, me regardant passer tout en m'appelant afin de m'attirer dans leurs commerces, mais je me contentais de les saluer plutôt froidement. J'avais autre chose en tête. Évidemment je n'avais pas dis mot à mon père à propos de sa convocation et étant son fils légitime qui portait également le nom d'Abysmal, j'avais tout à fait le droit de me rendre au châteaux afin d'implorer le seigneur de nous laisser la maison encore quelques temps. Après tout mon père devait quand même garder une certaine dignité et ne devait pas aller se ridiculiser au châteaux.
Je parcourais donc la ville en pressant le pas, comme la veille, mis à part que cette fois-ci je ne fuyait pas les problèmes; j'allais à leur rencontre. Je n'eus aucun mal à rejoindre la porte Est de la ville avant le levé du soleil.
Sortant du bourg et fuyant toutes protections, je faisait face à l'immense demeure qui surplombait la colline, là ou vivaient la famille la plus puissante du royaume, voir même de toute l'Angleterre; les Mope.
J'entrepris une marche périlleuse, les brigands et malades encerclaient la ville depuis bien longtemps. Il était donc dangereux de s'attarder aux portes de celle-ci. Très vite, je gagnais les premières marches d'un escalier rassurant qui indiquait que j'étais désormais entre les mains du châtelain. Deux gardes descendirent les marches à toutes jambes, la main sur leurs fourreaux et me bloquèrent la route, me toisant comme si je ne représentait rien du tout, ce qui était le cas. Dans la société, je n'étais rien, une simple victime potentiel d'une maladie ou d'une folie. Le premier des deux gardes était de grande stature, massif, un vrai colosse. Il arborait une barbe broussailleuse qui lui donna un air plus sévère que le second. Ce dernier était d'ailleurs plus chétif et plus jeune, peut-être ne devait-il pas être plus âgé que moi. Se fut le costaud aux épaules massives qui m'adressa d'abord la parole, visiblement il était le plus haut gradé des deux.

- Halte là! Personne ne pénètre dans la propriété sans convocation.

Il avait prononcé ses dires d'une voix d'outre-tombe à en faire pâlir plus d'un. J'enfouis la mains dans la petite bourse en cuire qui pendait à mon ceinturon et en sortit le parchemin ratatiné sur lequel se trouvait la magnifique écriture gothique d'un des subordonné du seigneur, voir le seigneur lui-même. D'une main tremblante je le tendit à l'homme ou plutôt le géant qui m'avait adresser la parole. Il y jeta un œil, puis me toisa de nouveaux, l'air toujours aussi sévère.

- Mr Abysmal...Dit-il en me dévisageant, visiblement il ne s'attendait pas à se que se soit moi qui me présente à la place de mon père. Effectivement Sir Mope vous attends, reprit-il.

Il fit un hochement de tête en direction de son compagnon et ceux-ci s'écartèrent légèrement, histoire de me céder le passage. Je continuais donc mon ascension des marches qui devenaient de plus en plus droites au fur et à mesure. J'entendis le bruit sourd des pas des deux soldats qui fermaient la passage derrière moi, tel un condamné à mort qu'on escorterait jusqu'au pilori. La peur montait un peut plus à chaque secondes, accélérant ma respiration à chaque marche que je franchissait. Deux autres gardes firent leur apparition, ainsi que l'immense porte de la demeure ou plutôt de son enceinte. Ceux-ci me dévisagèrent à leur tour, esquissant un léger sourire, tel de charognard n'attendant plus que la sentence finale avec impatience.
Je n'étais jamais entrer dans l'enceinte du châteaux, je ne m'étais d'ailleurs jamais imaginé se que pouvait être la vie dans la classe supérieure. Les nobles étaient inaccessible, c'est tout se que je savais.
Je levais les yeux vers une des deux tours de garde. Cet endroit me paraissait immense, une ville juste à coter de la ville. Les nombreuses tours en pierres anthracites donnaient des allures sinistre à l'endroit. La demeure ne m'avais jamais impressionné de loin, mais quand on se retrouvait à ses pieds, sachant que notre destin était dans les mains de ses habitant, c'était terrifiant.
Les deux gardes aux sourires inquiétants ouvrirent les immenses porte, dévoilant l'intérieur de cette ville miniature. Tout d'abord je fut surpris. L'endroit qui m'avais paru inquiétant se révéla magique. Des jardins s'étendaient à perte de vue, recouvert de fleure, un gazon émeraude tapissait le sol, bordant les allées. Une dizaine de mètres plus loin se dressait le châteaux, toujours aussi effrayant cependant.
Les deux gardes me firent entrer par une petite porte dans l'aile gauche, aussitôt je retirais mon capuchon afin d'admirer la beauté du lieu. Le couloir dans lequel nous nous trouvions était immense. Il donnait accès à de nombreuses portes entre lesquelles des tapisseries avaient pris leurs place. Nous marchâmes jusqu'au fond de se tunnel interminable, aboutissant sur une pièce plus large donnant sur des escaliers de marbre blanc. De l'autre côté de la pièce circulaire se dressait une immense porte qui devait donné sur la salle principale, c'est là que je devais entrer. Le plus chétif des deux gardes ouvrit doucement la porte, faisant résonner un grincement assourdissant qui ne fit qu'accentuer la panique que j'éprouvais. La grande salle était encore plus impressionnante que je ne l'avais imaginée; des piliers séparaient la pièce en trois partie; une allée centrale, au fond de laquelle se dressait un trône en or et les allées de droite et de gauche ou se trouvaient d'un coter quelques membres du clergé et de l'autre de la famille. Le seigneur avait déjà pris place sur son royale siège, se levant en nous voyant entrer. Il ouvrit les bras en signe d'accueil tout en m'adressant un sourire quelques peut effrayant. Aussitôt devant lui, je m'inclinais de jusqu'à poser mon genoux sur le sol.

- Relevez-vous je vous prie.Dit-il d'une voix stricte, puis il changea d'expression, passant à la surprise. Randall Aloïs Abysmal! Que me vaut l'honneur de vous voir ici! Je m'attendais plutôt à voir votre père. C'est fou à quel point vous ressemblez à votre mère.

Je me relevais donc, évitant de tomber sous l'effet des tremblements. Je pris une profonde inspiration, regardant le châtelain.

- Disons que mon père est très occupé en ce moment, alors j'ai préféré venir moi-même. Dis-je d'une voix chevrotante.
- Fort bien, fort bien.

Il jeta un regard à l'assemblé et fit de même, plutôt intrigué.

- Si vous voudrez bien nous laissez. Dit-il à l'intention des gens présent à l'exception des gardes qui se tenaient toujours derrière moi.

Il attendit que tout le monde soit sortit avant de poser à nouveaux le regard sur moi, je ne pu d'ailleurs m'empêcher de déglutir.

- Mon enfant, vous avez dût vivre des choses horribles, je ne voudrais pas que cela empire bien entendu. C'est pourquoi je vous ai convoqué. Pour être clair, il y a bien longtemps que vous me devez une somme d'argent qui avec le temps devient de plus en plus conséquente. Je voudrai donc savoir si vous êtes toujours apte à gagner de quoi rembourser vos dettes. Il serait dommage de mettre un si beaux jeune homme à la rue...Dit-il d'une manière plutôt ironique tout en faisant les cents pas devant son trône. Allons mon garçon, n'avez-vous donc rien à dire?

Je m'inclinai une nouvelle fois devant lui, laissant mon genoux toucher à nouveaux le sol et cherchant une fraction de seconde de quoi répliquer.

- Je suis navré mon seigneur, mais je vous en supplie, ne nous mettez pas à la rue, nous n'avons qu'à peine de quoi nous nourrir. Implorais-je.

Il soupira, regardant en direction d'une des fenêtre du lieu, laissant la faible lumière du jour qui se levait éclairer son visage.
Le seigneur Anselme Lester Mope était réputé pour avoir négligé des gens dans le besoin. Ainsi, il avait mis toute une famille de paysans à la rue en plein hiver, les laissant tous mourir de froid. Pour cet homme, la seule chose qui importait, c'était de garder un sang parfaitement pur dans la famille ainsi que de garder leur fortune immense. Nul Mope ne devait s'unir à un paysan ou artisan, c'était le plus grand crime qu'il commettrait.
Le châtelain posa à nouveaux son regard sur moi, m'adressant un regard froid accompagné d'un léger rictus au coin des lèvres, se qui fit reluire les poils grisonnant de sa barbe broussailleuse.
C'est à cet instant, au moment ou il allait donné son verdict que la porte s'ouvrit. Pris d'un sentiment irrésistible de curiosité, je tournais la tête vers l'ouverture.
Une jeune femme aux allures d'ange entra dans la pièce. Ses long cheveux blonds retenus en une longue tresse se balançaient de gauche à droite, frottant contre sa longue robe d'un bordeaux sombre brodé de fils d'or. Elle s'avança vers nous d'une démarcha gracieuse, faisant résonner ses pas léger dans toute la pièce. Celle-ci m'adressa un regard, un regard saphir qui me pénétra au plus profond de moi-même. Le temps s'était soudain arrêté. L'espace d'un instant, elle paru intrigué en me voyant, puis m'adressa un sourire radieux qui me fit frissonner. Beaucoup de poètes et de mages ont dit que lorsque deux âme-sœurs se voient pour la première fois, ils se reconnaissent par un simple regard. C'était vrai.
La jeune femme, une noble à coup sûr gravit les quelques marches qui me séparaient du seigneur. Elle adressa une révérence plutôt discrète à son supérieur. Mentalement je tentais de savoir qu'elle était son grade; servante haut placée? Non, ses parures d'or étaient bien trop prestigieuse. Il ne pouvait donc s'agir que d'une autre Mope ou alors d'une riche héritière venue d'une autre contrée...J'en oubliait presque la raison de ma venue ici, c'est au moment ou le châtelain tourna la tête vers elle avec un sourire radieux que je revint soudain à la réalité et le choc fut terrible.

- Que me vaut l'honneur de cette visite mon enfant?

Je manquais de perdre connaissance, heureusement, j'avais toujours un genoux à terre, le seul qui me retenait droit. Je n'avais pas rêver Aselme Mope avait appelé cet ange tombé du ciel "mon enfant". Comment un homme aussi cruel pouvait avoir une fille aussi charmante, certes je ne la connaissait pas, mais son aura irradiait de bon sentiment et de gaieté. A son tour, la jeune femme ouvrit la bouche, toisant un instant son père avant de reposer son attention sur moi, se qui me fit à nouveaux chaviré.

- Père, je viens vous annoncé que le seigneur Feather ne sera pas nous accordé sa présence la semaine prochaine, je viens de recevoir une lettre et sa mère vient de tomber malade, il désire donc rester à son chevet.

Jamais je n'avais entendu de voix aussi belle, une voix claire comme le cristal, douce comme le velours. Plus rien ne me retenait sur cette terre, sur se plancher lisse, mon esprit avait été déconnecté de la réalité. Cela m'était interdit, je ne pouvait pas tomber amoureux d'une femme de la court, surtout une Mope, cela serait suicidaire, mais pourtant je ne me contrôlait plus. Elle me fixa un long moment, tout aussi intrigué que moi, à croire qu'elle avait ressentit les sentiments qui se battaient dans mon esprit, ainsi que mon coeur qui battait à tout rompre.

- Fort bien, mais dites-moi, pourquoi n'avez-vous pas envoyer un domestique? Dit le seigneur exaspéré.
- J'ai trouvé plus utile de venir moi-même, puis l'envie me prenait de me dégourdir les jambes. Qui est-ce? Dit-alors la jeune fille en me désignant du menton.

Mon coeur accéléra ses cognement et j'avais l'impression qu'ils raisonnaient dans toute la pièce, faisant un vacarme assourdissant. Le père soupira, reposant à nouveaux son regard sur moi, visiblement il m'avait oublier alors qu'il avait été sur le point de donner sa sentence. D'ailleurs l'angoisse prenait à nouveaux possession de mon corps, sentant mes mains devenir moites.

- Un fils d'artisan endetté, cela est sans importance. Dit-il plus qu'agacer par le soudain intérêt de sa fille pour ma personne.
- Qu'a t-il fait de mal? Il ne me paraît pas bien méchant...Murmura le ténor cristallin en m'adressant un autre sourire en coin.
- Il est sur endetté et je me voit dans l'obligation de réquisitionner la demeure qu'il occupe.

Je déglutit, me retenant de me relever pour l'implorer à nouveaux, effondré. Je baissait la tête, abattu tout en prenant une profonde inspiration. Ça y est, c'en était fini, nous allions mourir de froid dès le prochain hiver. A ce moment, le jeune femme, la jeune femme eu un sursaut, apparemment horrifié. Au moins, elle, se souciait de se qu'il pouvait bien nous arriver à moi et à mon père. Elle s'approcha de moi lentement et je relevai aussitôt la tête vers elle, émerveillé par son visage parfait et sans défaut. Elle était encore plus belle de près.

- Père, pourquoi ne pas combler tout simplement ses dettes, il me donne l'impression d'être un jeune homme tout à fait respectable. Pourquoi ne pas faire preuve de bon cœur pour une fois? Dit-elle doucement, sa voix prenant une petite pointe de tristesse.
- Elsy, je ne vois pas pourquoi je devrait lui accorder ma grâce. Gronda l'homme désormais énervé.

Celle-ci se retourna vers son père. "Elsy", quel joli nom, puis elle était un ange intentionné, j'en étais sûr.

- Accordez-lui une autre chance, je vous en prie. Quitte à le faire travailler pour nous, mais voulez-vous vraiment avoir sa mort et celle de toute sa famille sur votre conscience?

Je déglutit. Moi? Travailler aux châteaux? Chez les Mope? Cela prenait une tournure irréelle. D'abord un ange tombé du ciel qui m'avait rendu fou en un seul regard, puis une opportunité de me faire entrer aux châteaux? J'avais raison, tout le monde devenait fou. Anselme Mope parut songeur, immobile, tel une statue figé devant son trône. Il me sembla soudain imposant et puissant, ce qu'il était bien entendu. Il commença à triturer sa barbe, faisant à nouveaux les cents pas.

- Et bien...nous avons déjà assez de domestique vous ne croyez pas? Mais soit, puisque vous tenez à nous faire sombrer dans la pauvreté tout cela pour sauver un simple jeune homme qui mourra sûrement de maladie, vous en assumerez les conséquence. Faites se que bon vous semble de cet individu, son sort n'est plus entre mes mains.

Il toisa sa fille froidement, puis fit volte face pour reprendre place sur son trône. Il lança un regard aux deux gardes qui étaient restés immobiles.

- Vous pouvez disposer Mr Abysmal, mademoiselle Mope vous enverra une lettre détaillant se qu'elle compte faire de vous dans les prochains jours. Je souhaite cependant voir une amélioration, sinon je serais dans l'obligation d'interagir...

Je me relevais, les mains tremblantes. Il ne faudrait pas grand chose pour me faire tomber sur le sol tellement j'étais sous le choc, plus en bien que mal. Mais je me sentit voler, l'impression d'être dans un autre univers ou la vie semblait meilleur. La jeune fille poussa un léger soupire de soulagement, me souriant à nouveaux. Elle toisa ensuite son père un instant, lui accordant une courte révérence, puis se retira tout aussi gracieusement qu'elle était entrée. A mon tour, je m'inclinais bien bas, ne le remerciant pas assez pour la bonté dont il avait fait preuve. Je fit ensuite volte-face les deux gardes me devançant histoire d'ouvrir l'immense porte qui venait de se refermer après le passage de la châtelaine.
Une fois dehors, les portes de la demeure refermées dans mon dos, je ne peu m'empêcher de sourire à pleine dent, tombant sur le sol fou de joie. Nous n'allions pas mourir, nous n'allions pas nous retrouver à la rue; un ange gardien veillait sur moi désormais.
Je dévalais la ville en un temps record, la joie me faisant pousser des ailes, mais au fond s'agissait-il d'un autre sentiment? Car mon ange refusait de quitter mon esprit, elle y était désormais inscrites et j'attendais déjà de ses nouvelles avec impatience!
Mon père me parut surprit de me voir entrer de si bonne humeur, surtout à cette heure; le soleil n'étais même pas au zénith. Il me toisa un instant, laissant sa poterie en suspend tout en haussant un de ses sourcils broussailleux.

- Que nous vaut se sourire resplendissant mon fils?

Je ne su pas vraiment quoi répondre, je n'avais pas voulu l'inquiéter avec cette histoire, il valait donc mieux que je garde cela pour moi. Malheureusement, ma bonne humeur me trahissait et je ne su que dire, surtout après mon comportement de la veille.

- N'ais-je pas le droit d'être d'excellente humeur? Improvisais-je.

Il me regarda, toujours aussi suspicieux. Il fronça un instant les sourcils, puis replongea dans ses occupations habituelles.

- Et bien pourvu que cela dure...

Je lui sourit, acquiesçant, puis me dirigea à l'étage, histoire de ranger un peut notre bien piètre demeure comparé au châteaux. Bien vite je rejoignit la fenêtre et m'assit sur le rebord, contemplant le jour tout en laissant le soleil venir me caresser le visage avec sa douce chaleur.
Elsy refusait de libérer mes pensées; son visage de poupée aux cheveux blonds se dessinait parfaitement sous mes paupières clauses, je pouvait presque sentir son parfum qui m'avait paru si doux à la différence de l'odeur des immondices de la rue. Je ne l'avais même pas remerciée! Honte à moi! Dans un sursaut, je me relevais, me cognant le tête contre le mur dans la foulée, encore un peut et je m'ouvrais le crâne! Il fallait que je la revois, que je la remercie, quitte à me faire arrêter par les gardes! Cette envie m'obsédait. Il n'avait suffit que d'une seconde pour m'éprendre d'elle, mais cela m'étais interdit.
C'était décidé, le soir venu, je me rendrait au châteaux discrètement dans l'espoir de la revoir!

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MessageSujet: Re: Abysmal, Chroniques d'un vampire Mer 13 Oct - 22:50

J'aime, j'aime, j'aime ❤
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MessageSujet: Re: Abysmal, Chroniques d'un vampire Jeu 14 Oct - 16:10

Merci :)
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MessageSujet: Re: Abysmal, Chroniques d'un vampire

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Abysmal, Chroniques d'un vampire

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